Biométrie faciale, quand votre visage devient un mot de passe

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Une jeune pousse française, spécialisée dans le développent de dispositifs de biométrie, envisage de remplacer les mots de passe par une reconnaissance automatique de nos visages. Les programmes d’intelligence artificielle qu’elle a mis au point transforment n’importe quelle caméra de mobiles ou les webcams équipant les ordinateurs en centre de contrôle. Entreprises privées, administrations, écoles, aéroports, gares, de nombreux lieux de notre vie quotidienne sont scrutés en permanence par des dispositifs sécuritaires basés sur la reconnaissance faciale. Et dans ce secteur très concurrentiel, la jeune pousse française Unissey développe des programmes informatiques de confirmation d'identité en scannant les visages. L’objectif de la jeune société est de doter les caméras des mobiles et les webcams des ordinateurs « de super pouvoirs » pour détecter et bloquer les fraudes en s’assurant que l’interlocuteur qui contacte en visiophonie, comme une banque ou un assureur, par exemple, est bien celui qu’il prétend être. L’un des projets phares de la jeune société est de faire en sorte que votre visage devienne un mot de passe universel pour accéder en toute sécurité à vos données, nous précise Sébastien Brangoulo, directeur des ventes d’Unissey. La « preuve du vivant » nécessaire « Nos programmes de biométrie faciale fonctionnent sur n’importe quel matériel informatique équipé d’une caméra », explique Sébastien Brangoulo. « Concrètement, pour vérifier que le porteur d’un document d’identité est bien la personne qu’elle prétend être, le logiciel effectue une correspondance entre la photo qui figure sur document et l’image du visage qui apparaît à l’écran. Première étape, il s’agit de vérifier que c’est un individu réel et pas quelqu’un qui porterait, par exemple, un masque fabriqué avec la photo de la personne à identifier. Ce premier contrôle se nomme, en biométrie faciale, la preuve du vivant » Puis il ajoute : « C’est une opération qui ne prend que quelques secondes pendant lesquels la personne regarde la caméra, une fois vérifié qu’elle est bien “vivante” donc bien réelle, le système recherche dans la base de données la correspondance entre la photo d’identité et l’image de l’individu pour vérifier que les deux sont bien identiques et qu’il s’agit de la même personne. » Sébastien Brangoulo poursuit : « Notre dispositif de biométrie faciale répond aux exigences du RGPD concernant le consentement des gens avec la possibilité de retirer cette autorisation quand ils le souhaitent. Nos bases de données sont constituées de photos de personnes du monde entier, ce qui permet au système d’obtenir des performances égales et sans erreur d’identification quel que soit l’endroit du monde où se déroulent les contrôles », dit le directeur des ventes d’Unissey. Une règlementation européenne stricte sur la reconnaissance faciale « Dès l’origine du projet, Unissey a entrepris de limiter les biais informatiques de ses programmes d’intelligence artificielle, notamment pour répondre au problème de la discrimination biométrique, que l’on constate sur les autres bases de données qui sont globalement constituées de photos de personnes à peau blanche et de type caucasien. C’est la raison pour laquelle nous nous intéressons particulièrement à l’Afrique afin de développer des systèmes de biométrie faciale innovants pour renforcer la cybersécurité des administrations et des entreprises du continent. Enfin, avec notre dispositif, votre visage devient votre nouveau mot de passe pour se connecter et consulter, par exemple, ses courriels en regardant simplement la caméra du mobile ou celle de l’ordinateur. Et pouvoir se débarrasser une bonne fois pour toutes de ces satanés mots de passe que nous oublions tout le temps est fabuleux », conclut-il. Les données personnelles que les dispositifs de la biométrie faciale engrangent dans des bases de données sont qualifiées de sensibles par de nombreuses législations dans le monde. Et à ce titre, la réglementation européenne sur le traitement informatique de ces informations critiques est formelle : sans le consentement d’une personne, aucun système de surveillance ou de contrôle n’est autorisé à vous identifier. Vous avez des questions ou des suggestions, vous pouvez nous écrire à nouvelles.technologies@rfi.fr

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